Un peu de géographie…


Population


Nombre d’habitants : 1 306 (chiffre INSEE 2018)

Nom des habitants (gentilé) : les Entrangeoises et les Entrangeois

Densité : 336 habitants/km2

Données INSEE sur la population : 

https://www.insee.fr/fr/recherche?q=entrange&debut=0


Géographie physique


Superficie :Le Reybach

3,99 km2 dont 12.89% de forêt (51.45 ha)

Altitude :

mini 186m – maxi 416m

Hydrographie :

ENTRANGE est alimenté par la REYBACH, qui prend sa source sur la côte et se jette dans la KISSEL à HETTANGE-GRANDE.


Urbanisme


Entrée du village, au pied de la côte

Le « village » présente un relief typique des côtes de Moselle. L’implantation humaine, dans la vallée, a mené au défrichement du pied de la côte : y subsistent quelques parcelles de culture, des jardins potagers, des pâturages et des vergers. Au sommet de la côte, la forêt a gardé ses droits. Plusieurs maisons du « village » conservent des caractéristiques architecturales typiques de la vie rurale : portes de granges, usoirs. Les plus anciennes demeures possèdent le cachet propre aux habitations lorraines : disposition en « village-rue », symétrie des huisseries sur la façade, fenêtres plus hautes que larges.

La « cité » quant à elle est agencée selon le plan d’une cité minière traditionnelle, organisée autour du carreau, avec des rues qui se coupent à angle droit. Des voies plus récentes (rues de la prairie, de la poudrière, du cormier par exemple) se sont ajoutées aux rues « historiques » au fil de ces 20 dernières années.                                                                                                                        

Deux lotissements, l’un au village,Vue sur le lotissement EDF de la Citél’autre à la cité, ont été construits en 1984 pour les agents EDF. Les employés de la Centrale nucléaire de CATTENOM représentent environ 30% des actifs entrangeois.

 


Visite virtuelle d’ENTRANGE https://street360.net/france/moselle/entrange.php


Accès


Coordonnées GPS : 49°24′48″ Nord 6°06′18″Est


Par la route : La route départementale RD57a relie « village » et « cité ». La commune est aussi traversée par le faisceau autoroutier de l’A31, auquel on accède par la sortie 44 « HETTANGE-GRANDE/KANFEN », distante de quelques kilomètres. THIONVILLE est alors à 15 km, METZ à 45 km, LUXEMBOURG à 25 km.

En bus : ENTRANGE est desservi par les lignes 10 et 14 du réseau de bus « Citéline ».

Les gares les plus proches : Hettange-Grande et Thionville, en France ; Dudelange, au Luxembourg

Communauté de communes


Historique


Notre district, créé en 1986, est devenu en 2000

la Communauté de Communes de CATTENOM et Environs.

La CCCE regroupe à ce jour 20 communes soit 24 472 habitants. 26-ccce

Elle est présidée par Michel PAQUET, Maire de ZOUFFTGEN.

7 compétences lui ont été confiées :

  • Finances
  • Politique sociale
  • Suivi des travaux de bâtiments, voirie, enfouissement des réseaux aériens et assainissement
  • Politique de l’environnement
  • Aménagement de l’espace, développement économique, relations transfrontalières, tourisme
  • Politique sports-loisirs
  • Politique culture-patrimoine

Vos conseillers communautaires


Notre commune, au regard de sa démographie, est représentée par deux délégués au conseil communautaire, qui compte 48 élus au total :

Alieth FEUVRIER

Commission politique sociale – Commission culture-patrimoine

Michel HERGAT

Vice-Président de la Commission  »Politique de l’Environnement »

Commission finances – Commission sports/loisirs – Commission aménagement de
l’espace, développement économique, tourisme, relations transfrontalières

Président de la CLETC                                                                         (Commission locale d’évaluation des transferts de charges)

Délégué au Conseil d’administration du collège Jean-Marie Pelt


Suppléant au Conseil communautaire : Eric DEWILDE

Suppléante à la CLETC : Astrid BASSAN


Contact


CCCE

2 avenue du Général de Gaulleccce-bureaux

57570 CATTENOM

Téléphone 03 82 82 05 60

Fax 03 82 55 42 75

http://www.cc-ce.fr

facebook


Accueil du public


Tous les jours : 8h – 12h, du lundi au vendredi inclus

Tous les jours sauf le vendredi : 13h30 – 17h


Un peu d’histoire…


Si Entrange m’était conté…

par Guy VOUILLAUME


chapelle-saint-hubert-rue-de-la-chapelleDans les archives départementales, ENTRANGE apparaît pour la première fois en 1544 sous le nom d’ENTRENGA. Il ne s’agit alors que d’un lieu-dit constituant un écart de la paroisse d’OEUTRANGE.

Au fil des ans, ENTRANGE cherche à gagner son indépendance : il a tantôt le statut de faubourg d’OEUTRANGE, tantôt celui de village à part entière.


Une indépendance fruit de la Révolution


En 1789, la Révolution supprime les paroisses et les provinces.          ENTRANGE profite de cette évolution et devient une commune de l’arrondissement de THIONVILLE, tandis que le chef-lieu de la paroisse reste fixé à OEUTRANGE – il l’est encore aujourd’hui.

La population, essentiellement agricole, compte alors entre 200 et 250 habitants.
Le territoire communal est restreint : 350 à 390 hectares selon les époques ; il est occupé principalement par des terres cultivables (60 %), des prairies (30 %), des bois, vergers et jardins. En 1800 existe encore à ENTRANGE une parcelle de vignoble de 4 ha.


Un mariage de raison signé par l’Empereur (1802-1811)


Sous le Premier Empire, la politique change : on regroupe les communes peu peuplées. Par décret signé de Napoléon, ENTRANGE est rattachée à OEUTRANGE le 29 octobre 1811. Evidemment, les Entrangeois, hostiles à cette fusion, adressent régulièrement des lettres de protestation au sous-préfet et réclament en vain leur indépendance.

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Un divorce signé par le Kaiser


En 1871, l’ALSACE-LORRAINE est annexée par l’empire prussien. Les habitants d’ENTRANGE soumettent alors une nouvelle demande d’indépendance aux autorités allemandes. L’Empereur Guillaume II décrète la scission de la commune d’OEUTRANGE en deux communes distinctes (J.O. pour l’Alsace et la Lorraine du 26 février 1902) : ENTRANGE, qui se nomme alors ENTRINGEN, et OEUTRANGE.


La mine Charles-Ferdinand


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L’ouverture de la mine Charles-Ferdinand constitue l’acte fondateur de la Cité. C’est une firme allemande, dirigée par Karl Ferdinand von STUMM, qui choisit d’exploiter le fer dans cette concession par un tunnel à flanc de coteau. La galerie, longue de de six kilomètres, est creusée en 1896. L’entrée de la mine est aujourd’hui visible depuis l’aire de jeux, rue du carreau ; le tunnel passe ensuite sous la chapelle Sainte-Jehanne, et part en direction de NONDKEIL.                                                 L’eau et le minerai étaient évacués grâce à une légère pente.

De 40 ouvriers au départ, les effectifs augmentent progressivement : 100 en 1900, 400 en 1905 et 900 en 1914. L’entreprise fait largement appel à de la main d’œuvre étrangère venue de régions minières : des Allemands, dans le cadre de la politique de germanisation de la LORRAINE, des Belges, des Italiens, des Polonais (pour la plupart originaires de SILESIE) et même des prisonniers de guerre russes, entre 1915 et 1918.
Pour loger ce personnel, la société minière crée une « colonie » en pleine nature. Les premières maisons sont construites vers 1902 rue de la Sapinière (côté ENTRANGE) et rue de la Mine (côté KANFEN-SOUS-BOIS). L’implantation de ces habitations hors du village ne facilite pas l’intégration de ces étrangers ; mal vus des populations locales, ils suscitent crainte et réactions d’hostilité.

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La création d’économats et de cantines, puis plus tard de l’école, de terrains de sport et de la chapelle Sainte-Jehanne, accentueront encore cette impression que les salariés de la mine vivent dans un « monde à part ».
En 1918, les biens des Allemands sont confisqués et la mine est intégrée à la Société des Forges et Aciéries de LORRAINE et du Nord, qui deviendra plus tard la Société des Hauts Fourneaux Réunis de SAULNES et UCKANGE.
Toujours à la pointe du progrès en matière d’équipement, la mine Charles-Ferdinand, avec un effectif ramené à 400 personnes, bat son record de production en 1961 : 1 800 000 tonnes de “minette”.

maisons-minieres-rue-du-fortConcurrencées par les usines sidérurgiques installées en bord de mer et alimentées par des minerais étrangers plus riches en fer, les mines lorraines perdent peu à peu en compétitivité. Les moins rentables ferment, les hauts fourneaux disparaissent du paysage.

A Charles Ferdinand, les effectifs baissent : 340 employés en 1965, 182 en 1974, 108 en 1977. La mine est officiellement fermée le 31 juillet 1978.


La ligne Maginot et l’abri du Zeiterholz


cloches-au-sommer-du-fort-du-zeiterholzConstruit de 1930 à janvier    1934, l’ouvrage du Zeiterholz  est un abri en béton armé  prévu pour loger les troupes  d’intervalle : il pouvait  accueillir 96 hommes et 3 officiers. Cet ouvrage semi-  enterré, dont la façade est  protégée par un fossé diamant et deux portes blindées, était défendu par quatre créneaux de fusils mitrailleurs. Il est dominé par deux cloches de guetteurs qui permettaient de surveiller les abords. Les habitants d’ENTRANGE et des environs participèrent à sa construction et par la suite, la présence des troupes produisit une certaine animation dans le village. Aujourd’hui, l’association AMIFORT entretient le site et organise régulièrement des visites de l’ouvrage.

Patrimoine

Equipements

  • 1 stade de football communal en herbe,
  • 2 terrains multisports,
  • 3 courts de tennis dont un couvert,
  • 1 gymnase,
  • 2 terrains de pétanque,
  • 2 salles de réunion et de réception ouvertes à la location                            (espace CHARLES-FERDINAND et salle SAINTE-BARBE),
  • 2 écoles : école maternelle André MAGINOT                                                         et école élémentaire SAINTE-BARBE,
  • un accueil périscolaire,
  • une aire de pique-nique en bordure de forêt,
  • 5 aires de jeux pour les enfants.

ENTRANGE possède sur son territoire un des deux stades d’entraînement au football de la CCCE (en schiste), une « salle de repli » appartenant à la centrale EDF de CATTENOM et l’aire d’autoroute dénommée « aire de Thionville-porte de France » en bordure de l’A31.